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7 milliards de dollars pour lutter contre la pauvreté

6 juin 2010

Plan d’action gouvernemental pour la solidarité et l’inclusion sociale 2010-2015

Un plan d’action de près de 7 G$ pour améliorer les conditions de vie des personnes en situation de pauvreté

 
Montréal, le 6 juin 2010 Le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale et ministre du Travail, M. Sam Hamad et la ministre déléguée aux Services sociaux, Mme Lise Thériault, ont dévoilé aujourd’hui le Plan d’action gouvernemental pour la solidarité et l’inclusion sociale 2010‑2015 : Le Québec mobilisé contre la pauvreté, lequel prévoit un investissement total de près de 7 milliards de dollars. Ce plan donne une nouvelle impulsion aux actions gouvernementales en valorisant le travail, en renforçant le filet de sécurité sociale, en protégeant le pouvoir d’achat des personnes à faible revenu, tout en accentuant la mobilisation locale, régionale et nationale.
 
Pour l’occasion, les ministres étaient accompagnés du député de Laurier-Dorion, M. Gerry Sklavounos, de la responsable des dossiers du Développement social à la Ville de Montréal, Mme Lyn Thériault, du président du Centre d’étude sur la pauvreté et l’exclusion sociale (CEPE), M. Alain Noël, et du président du Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CCLP), M. Damien Arsenault.
 
« La nation québécoise est une nation solidaire de ses individus. Aujourd’hui, sur la base des progrès réalisés et des mesures structurantes existantes, j’annonce un plan calqué sur les valeurs de la société québécoise. Un plan à la hauteur de nos ambitions pour un Québec comptant toujours moins de pauvreté, a indiqué le ministre Sam Hamad. Malgré le contexte économique, la lutte contre la pauvreté figure toujours à l’ordre du jour de notre gouvernement. À preuve, nous investissons en la matière comme jamais un autre gouvernement ne l’a fait dans le passé et nous croyons que la création de richesse passe nécessairement par l’élimination de la pauvreté. »
 
Quand la pauvreté recule, le Québec avance
 
Le premier plan d’action 2004-2009 prévoyait initialement un investissement de      2,5 G$ sur cinq ans. Au final, ce sont 4,5 G$ sur six ans qui auront été investis. Parmi les résultats, notons la diminution de 208 000 personnes vivant sous le seuil de faible revenu, un taux d’assistance sociale à son plus bas niveau depuis 1976 (7,3 %) et une augmentation du revenu disponible des familles allant jusqu’à 31 %. Les investissements consentis aux logements à coût abordable et à l’accompagnement des personnes vers l’emploi constituent également deux axes importants sur lesquels l’État a misé.
 
« Ailleurs au Canada et dans la plupart des pays riches, les écarts entre les riches et les pauvres ont augmenté depuis quinze ans. Le Québec a su résister à cette tendance et prévenir un tel accroissement des écarts, notamment grâce au premier plan d’action gouvernemental en matière de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale », a souligné le président du CEPE, M. Alain Noël, qui est aussi professeur de science politique à l’Université de Montréal.
 
Les mesures du premier plan d’action ont permis de faire reculer la pauvreté au Québec. C’est pourquoi des mesures structurantes comme le Soutien aux enfants, la Prime au travail, la Prime au travail adaptée, le Supplément à la prime au travail et la révision annuelle du salaire minimum sont reconduites.
 
« Parce que l’emploi demeure le meilleur rempart pour se prémunir contre la pauvreté, nous continuerons à encourager les efforts et à valoriser le travail. Dans le respect de la dignité et de la capacité des personnes, nous voulons que chacun puisse atteindre son plein épanouissement et prendre la place qui lui revient sur le marché du travail », a souligné le ministre Sam Hamad.
 
De plus, le gouvernement annonce un effort supplémentaire avec la bonification et la création de nouvelles mesures :
 
*         la construction de 3 000 logements sociaux supplémentaires et la rénovation d’habitations à loyer modique;
*         le rehaussement du financement (115 M$) du Fonds québécois d’initiatives sociales (FQIS) pour financer des projets répondant aux priorités et aux réalités régionales;
*         la bonification adaptée au contexte québécois de la Prestation fiscale fédérale pour le revenu de travail (PFRT);
*         l’exemption mensuelle des revenus de pensions alimentaires de 100 $ pour chaque enfant sera appliquée dans le calcul des prestations d’aide de dernier recours. Le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport harmonisera l'aide financière aux études en conséquence à compter de l'année scolaire 2011‑2012.
*         le crédit d’impôt pour la solidarité.
Le crédit d’impôt pour la solidarité bonifie et remplace le crédit d’impôt pour la TVQ, le remboursement d’impôts fonciers et le crédit d’impôt pour les particuliers habitant un village nordique. Cette mesure de redistribution de la richesse modulée en fonction des revenus vise à protéger le pouvoir d’achat des ménages à faible revenu. En moyenne, les bénéficiaires recevront un montant moyen de 510 $ par année, soit 174 $ de plus que ce qu’ils recevaient précédemment. Il profitera à 2,7 millions de ménages, soit 200 000 de plus.
 
« La récession mondiale que nous venons de traverser nous rappelle que nul n’est à l’abri de la pauvreté et que personne ne la choisit. Il est vrai que les mesures mises en place ont permis au Québec de mieux résister à ce contexte et de limiter ses effets sur notre économie et sur nos concitoyens. Toutefois, les turbulences des derniers mois nous invitent à une solidarité plus vivante que jamais. Il importe d’intervenir plus en amont au plan de la prévention, d’agir avant son éclosion et d’intervenir à la source. Il nous faut également intensifier les mesures visant l’aide, l’accompagnement et l’intégration des personnes qui vivent des situations de dénuement et d’isolement », a souligné la ministre Lise Thériault.
 
Un plan inspiré par les préoccupations soulevées lors des consultations
 
En plus de s’inscrire sous le signe de la continuité, le deuxième plan d’action est grandement inspiré des idées exprimées par près de 2 500 personnes et organismes nationaux et régionaux consultés lors des Rendez-vous de la solidarité. Notons que le Plan d’action gouvernemental pour la solidarité et l’inclusion sociale 2010-2015 repose également sur l’expertise et sur les avis de plusieurs organisations, dont le Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, le Centre d’étude sur la pauvreté et l’exclusion et le Comité interministériel de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, qui réunit dix-sept ministères et organismes gouvernementaux.
 
« Le Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, formé de dix‑sept personnes d'horizons divers, dont trois personnes en situation de pauvreté, a soumis plusieurs avis au ministre. Le plan d'action, qui est déposé aujourd'hui, prend en considération des recommandations du Comité, notamment le soutien au développement local intégré permettant d'améliorer la capacité d'agir des collectivités et un nouveau crédit d'impôt visant à protéger les personnes à faible revenu des hausses tarifaires », a déclaré le président du CCLP, M. Damien Arsenault.



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